
Le prix du baril de Brent plonge à 105 dollars sur fond d’espoir diplomatique entre les USA et l’Iran
Le prix du baril de Brent a chuté de plus de 6,5 % lundi, retombant à 105,55 dollars. Ce net recul intervient alors que des pourparlers intensifs entre l'Iran et les États-Unis laissent entrevoir une issue négociée au conflit qui dure depuis huit mois.
⚡ Les chiffres clés :
- Chute de plus de 6,5 % du Brent à 105,55 dollars le baril
- Plus de 6 milliards de dollars d'avoirs iraniens négociés au Qatar
- Bond de 7 % pour United Airlines et de 4,2 % pour IAG à Londres
- 130 milliards de dollars de bénéfices pour les pétroliers américains pendant la guerre
L'ouverture diplomatique fait refluer les cours pétroliers
Le marché de l'or noir a connu un net reflux dès l'ouverture hebdomadaire. Selon les informations rapportées par The Guardian, le prix baril brent a décroché de plus de 6,5 % pour toucher un plancher de 105,55 dollars, son niveau le plus bas depuis le 16 octobre.
Cette détente s'explique par la confirmation par Téhéran de consultations actives menées avec Washington par l'intermédiaire de médiateurs régionaux. Les intervenants de marché ont également salué les informations indiquant que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a accordé des pouvoirs de négociation accrus à son gouvernement.
Parallèlement, des émissaires qataris s'efforcent d'obtenir le déblocage de plus de 6 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés, en échange de la réouverture complète du détroit d'Ormuz à la circulation maritime internationale.
« Les consultations par l'intermédiaire de médiateurs sont très intensives. Nous avons présenté nos conditions et nos propositions, et tout dépend de la rationalité politique de Washington »
— Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères (via The Guardian)
Soulagement sur les marchés d'actions et détente obligataire
La baisse des cours énergétiques a immédiatement profité aux valeurs aériennes et aux marchés financiers européens. À Londres, l'action IAG, maison-mère de British Airways, a progressé de 4,2 %, tandis qu'à Wall Street, le titre United Airlines s'est adjugé 7 %.
Sur le front de la dette souveraine, le rendement des obligations d'État britanniques à 10 ans s'est détendu de 10 points de base pour atteindre son plus bas niveau depuis le 22 septembre, illustrant l'allègement temporaire des craintes inflationnistes.
Sur le Vieux Continent, le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,98 % à 8 048 points, soutenu par l'apaisement des cours du brut, tandis que la monnaie unique s'affichait à 1,1207 dollar pour un euro.

Profits records dans le raffinage et prudence des analystes
Cette baisse des prix met fin, au moins provisoirement, à une flambée qui a généré des profits colossaux pour l'industrie pétrolière américaine. Selon des données compilées par The New York Times, 51 grands groupes énergétiques ont accumulé plus de 130 milliards de dollars de bénéfices entre avril et septembre, contre moins de 47 milliards un an plus tôt.
Cette manne financière contraste fortement avec la facture payée par les automobilistes américains, qui ont déboursé 150 milliards de dollars supplémentaires en carburant depuis le début du conflit le 28 février, selon le Climate Solutions Lab de l'université Brown.
Malgré ce repli, les analystes de Goldman Sachs ont relevé leurs prévisions de prix pour le Brent à 105 dollars le baril en décembre et 88 dollars pour 2027, estimant que la menace d'une nouvelle escalade militaire reste prégnante après les élections de mi-mandat aux États-Unis.
Ce qu’il faut surveiller
- Résultats des élections américaines de mi-mandat et déclarations de la Maison-Blanche
- Évolution des négociations à Doha sur le déblocage des 6 milliards de dollars d'avoirs
- Mesures effectives de réouverture du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
Questions fréquentes
Pourquoi le prix du baril de Brent a-t-il chuté lundi ?
Le repli s'explique par des avancées diplomatiques entre l'Iran et les États-Unis via le Qatar visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit d'Ormuz.
Quel niveau le baril de pétrole a-t-il atteint ?
Le baril de Brent est descendu à 105,55 dollars, marquant une baisse de plus de 6,5 % et un plus bas depuis plus de deux semaines.
Quelles sont les contreparties demandées par l'Iran ?
Téhéran exige le déblocage de plus de 6 milliards de dollars de fonds gelés, la levée de sanctions, la restauration des dérogations pétrolières et une baisse des effectifs militaires américains dans la région.
Sources: The Guardian, Al Jazeera, Forsal, money.pl, Bankier.pl, FXStreet, Yahoo Finance.
Avertissement : Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Données au 02/11/2026, 18h22, pouvant varier selon les sources. Le trading de CFD avec effet de levier comporte un risque élevé de perte en capital.
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