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Le pétrole bondit après l’attaque meurtrière des Houthis sur Riyad : le Brent dépasse 105 $, Trump n’exclut pas d’intervenir


Un missile tiré par les Houthis du Yémen a frappé un terminal de l’aéroport de Riyad, faisant au moins 13 morts et plus de 300 blessés — l’attaque la plus meurtrière contre l’Arabie saoudite depuis plus de dix ans. Lundi matin, le Brent a dépassé 105 $ le baril et Donald Trump a déclaré que les États-Unis « pourraient » entrer dans le conflit. Dans le même temps, Washington a rouvert le marché au gazole russe. Quelle force l’emportera, et qu’est-ce que cela change pour le pétrole, les carburants et le dollar ?

⚡ Les chiffres clés :

  • Au moins 13 morts et plus de 300 blessés après la frappe de samedi sur l’aéroport international King Khalid ; dimanche, un nouveau projectile a fait 1 mort et 11 blessés.
  • Brent : environ 105,50 $ lundi matin (+0,7 %), contre 102,25 $ à la clôture du 2 octobre. WTI : environ 92,50–93 $.
  • 7 avril 2027 — date jusqu’à laquelle les États-Unis suspendent les sanctions sur le gazole russe (licence générale OFAC n° 135).
  • Indice dollar autour de 102,2 ; EUR/USD vers 1,12 ; or proche de 4 200 $ l’once.
  • Mercredi, 14 h 30 (heure de Paris) — inflation CPI américaine de septembre, attendue à 3,6 % sur un an.

Que s’est-il passé à Riyad ?

Samedi 10 octobre, un missile a frappé le terminal 4 de l’aéroport international King Khalid de Riyad, provoquant un incendie. L’aviation civile saoudienne a d’abord fait état de 12 morts et 309 blessés ; selon NBC News, le bilan est passé à au moins 13 morts après le décès d’un blessé. Parmi les victimes figurent des ressortissants d’au moins huit pays, dont un Américain. La coalition menée par l’Arabie saoudite a qualifié l’attaque de « crime de guerre à part entière » et promis une riposte ferme.

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué l’attaque et frappé de nouveau dimanche : un projectile a tué une personne et en a blessé 11, et l’aéroport a suspendu ses opérations. L’aéroport de Dammam a également été visé dimanche soir, et les Houthis affirment avoir attaqué des installations énergétiques saoudiennes. Jeudi déjà, une attaque contre le même aéroport avait fait trois morts. Le week-end, deux pétroliers ont aussi été attaqués, dont un touché par un drone près du mouillage de Sohar, au large d’Oman.

Trump : « Nous pourrions »

Interrogé sur une participation américaine aux opérations contre les Houthis, le président Donald Trump a répondu : « We may. We’re gonna look at it » (« Nous pourrions. Nous allons examiner la question »), promettant une décision rapide. Selon des sources citées par NBC News, le prince héritier Mohammed ben Salmane avait exhorté Trump à agir militairement dès septembre. Une nouvelle offensive soutenue par Riyad est déjà en cours au Yémen. L’Égypte et le Qatar ont condamné l’attaque, et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a désigné les Houthis comme responsables.

Pour les marchés, le signal est clair : le conflit au Moyen-Orient, commencé fin février, ne s’apaise pas — il s’étend au territoire du premier exportateur mondial de pétrole.

Pétrole : le Brent au-dessus de 105 $

Cours du pétrole Brent – 2 au 12 octobre 2026

Lundi matin, le Brent gagnait environ 0,7 %, à 105,48 $ le baril, après un plus haut d’environ 105,60 $ ; le WTI américain s’échangeait vers 92,50–93 $. Le 2 octobre encore — jour où le G7 a annoncé une libération de réserves d’urgence — le Brent avait clôturé à 102,25 $ : l’effet des 100 millions de barils du G7 aura donc été de courte durée.

Le marché intègre une prime de risque : les frappes sur les aéroports saoudiens, les attaques revendiquées contre des infrastructures énergétiques et les combats autour du détroit de Bab el-Mandeb menacent les routes qu’emprunte le brut du Golfe vers l’Europe. Chaque nouvelle attaque contre des pétroliers ou des installations pétrolières peut faire grimper cette prime rapidement.

Le contrepoids : le gazole russe revient

Une force contraire agit pourtant sur les prix. Le 9 octobre, le Trésor américain a publié la licence générale n° 135, qui autorise jusqu’au 7 avril 2027 la vente, la livraison et l’importation de gazole d’origine russe, y compris aux États-Unis. La décision a suivi un appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine ; Trump a évoqué plus de 4 millions de tonnes de carburant russe sur les marchés mondiaux, un chiffre qui ne figure toutefois pas dans la licence. L’Ukraine et des élus des deux partis au Congrès ont critiqué la mesure.

Ce surcroît d’offre pourrait freiner la hausse des prix à la pompe, mais il ne se reflète pas encore dans les cours : lundi, la crainte d’une escalade dans le Golfe l’a emporté.

La réaction des marchés

En dehors du pétrole, les marchés restent calmes. L’indice dollar se maintient autour de 102,2, l’euro s’échange vers 1,12 $ et l’or reste proche de 4 200 $ l’once. Les contrats à terme sur les indices américains progressent, tandis que l’Asie recule — le KOSPI sud-coréen a perdu plus de 3 % sur des ventes dans la tech. Le marché obligataire américain est fermé pour Columbus Day ; le rendement à 10 ans a terminé vendredi vers 5,24 %, près de ses plus hauts depuis 2002. Pour les automobilistes de la zone euro, un pétrole plus cher et un dollar ferme pèsent doublement sur la facture énergétique.

Ce qu’il faut surveiller

  • La décision américaine sur une participation aux opérations contre les Houthis — son annonce pourrait gonfler la prime de risque.
  • De nouvelles attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes et les pétroliers dans le Golfe et en mer Rouge.
  • L’inflation CPI américaine (mercredi, 14 h 30) — attendue à 3,6 % sur un an ; un pétrole plus cher alimente le scénario d’une nouvelle hausse des taux de la Fed.
  • Les flux effectifs de gazole russe dans le cadre de la nouvelle licence.

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Questions fréquentes

Quel est le prix du Brent après l’attaque de Riyad ?

Lundi 12 octobre au matin, le Brent gagnait environ 0,7 %, vers 105,50 $ le baril, après un plus haut d’environ 105,60 $. Le WTI s’échangeait vers 92,50–93 $.

Que s’est-il passé à l’aéroport de Riyad ?

Samedi 10 octobre, un missile tiré par les Houthis du Yémen a frappé le terminal 4 de l’aéroport international King Khalid de Riyad, faisant au moins 13 morts et plus de 300 blessés. Une nouvelle attaque a suivi dimanche et l’aéroport a suspendu ses opérations.

Le gazole russe va-t-il faire baisser les prix ?

Les États-Unis ont suspendu les sanctions sur le gazole russe jusqu’au 7 avril 2027. Ce surcroît d’offre pourrait freiner les prix, mais lundi le pétrole montait sur fond de crainte d’escalade dans le Golfe.


Sources : NBC News, Al Jazeera, France 24, Reuters, Investing.com, Trésor américain (OFAC).

Avertissement : Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Cours au lundi 12 octobre 2026 au matin, pouvant varier selon les sources. Le trading de CFD avec effet de levier comporte un risque élevé de perte en capital.

Auteur : Albert Czajkowski

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